Agro-pastoralisme en Soule

La Soule... le pastoralisme

Depuis la nuit des temps, au Pays Basque, dès les premiers jours du mois de mai, les bêtes gagnent les pâturages d’été. La transhumance est indispensable au maintien des petites exploitations de la plaine (en moyenne 18 hectares).

Les brebis les plus vaillantes portent fièrement les cloches utilisées pour ce seul voyage. De plus, chaque bête est teintée et marquée au signe de la ferme de façon à être identifiée facilement une fois dans les estives. Ainsi, il est possible de reconnaître l’appartenance des troupeaux.

Traditionnellement, le berger est occupé à trois grandes tâches quotidiennes : la surveillance du troupeau, la traite et la fabrication du fromage. Jusqu’à fin juillet environ, quand les brebis tarissent, après les deux traites de la journée, le berger fabrique le fromage de montagne. S’il est aujourd’hui plus rarement fabriqué en montagne, le savoir-faire, les gestes ancestraux sont toujours là et il faut encore 5 à 7 litres de lait de brebis pour fabriquer 1 seul kilo de fromage.

Toute la culture souletine plonge profondément ses racines dans la tradition pastorale. Les parcours, les pistes, undefinedles cayolars aux murs de pierres en sont les témoins. Il n’y a pas eu de rupture entre le passé archéologique et la vie d’aujourd’hui.